Dans ma vie, j'ai beaucoup de pages à tourner à ce jour, et ici, trop de souvenirs, de souffrances, de délivrances, de ses secrets qui sont avoués au fils du temps et de bonheur aussi mais tout évolue. Et je change au fil du temps passé. Je change aussi grâce aux temps à partagées avec la blogosphère....
Ma vie qui est remplies de rencontres, d'amitiés et de sentiments très forts, des liens qui perdurent malgré la distance, le manque de temps et plein d'aléas. A ce partage qui nous unis ou nous sépares, peut un porte finalement..
Je grandie au fils du temps, et si certains détails n'ont pas changé, et si je baisse peut être encore trop les bras, c'est que ma fragilité, ma naïveté et ma sensibilité ne m'ont pas quitté. Je sais que certains pensaient que ma sensibilité, mon émotivité faisaient la beauté de mes pensées et sentiments, un peu comme une force que tout le monde n'a pas, pour moi ça a été la faiblesse d'être forcée de tout dévoiler au monde et c'est encore ainsi.
J'ai franchi une porte la tête haute, j'ai sauté à pieds joints pour sortir d'un monde de sécurité qui peut être était trop fermé à mes yeux. Je ne sais pas si j'ai des regrets aujourd'hui, mais j'ai été piégée, abusée, depuis et tout s'est écroulé. Le Soleil continue de briller pourtant, et il faut que je continue de me battre.
J'ai acquis en maturité, je l'espère, en indépendance, c'est évident. J'ai appris à me servir de certaines armes du quotidien pour lutter face à ceux qui savent blesser, atteindre les cordes sensibles, j'ai appris à aimer, simplement à accepter d'être aimée. Et malgré toute ma méfiance et ma prudence, je me fait encore avoir parfois, mais je ne baisse pas les bras !
La blogosphère permet à beaucoup de gens d'exister aux yeux du monde, aux yeux des autres. Pour ma part, elle m'a permise de ne pas mourir en moi, de ne pas me renfermer, et d'exister avant tout à mes yeux. C'est quand je libérais mes maux sur ce petit écran que j'existais que je me sentais vibrer au plus profond de moi, et mon c½ur tremblait plus que jamais quand je retranscrivais ces rêves qui ont mis tant de temps à devenir réels. Comme de grandir cette partie qui est celle de mes idées, de ma façon de voir les choses ou encore de cette souafe d'apprendre.
Et puis il y a eu Lui, avec les hauts et les bas, et le bonheur qui m'a aidé à surmonter bien des craintes, des peines, et des difficultés... Avec Lui est parti hier une partie de moi, avec Lui naissent aujourd'hui dans ma mémoire des souvenirs, des détails, des habitudes que je ne remarquais pas. Et ce site m'a aussi permise de retranscrire toutes ces émotions. Et partagé avec vous toutes mes idées et mes émotions les plus sincères,
malgré les durs coup de la vie quotidienne, la méchanceté des personnes et la joie le bonheur aussi de ce partage sur cette blogosphère. Parfois dupée par la vie et par les gens [certaines personnes du moins], j'ai besoin de trouver d'autres armes dans la réalité, dans le dur quotidien pour ne plus me faire avoir, pour comprendre tout ce qui m'a échappé de la nature humaine.
Des rencontres exceptionnelles à l'horizon la lueur du veilleur, de la fée, en passant par le songe, [petit clin d'½il pour les concernés...] tous les éléments féériques ont été réunis pour un cocktail plein de sentiments, d'amertume et de joie tout au long de ces instants d'écriture.
J'ai peur de m'enfermer dans mes rêves, peur de croire à ce qui est impossible, peur de reculer et de revenir à la case départ. Je ne suis pas vraiment plus mature qu'avant, mon attitude ces derniers temps me l'a bien montré, je n'ai été que la fille paumée qui tentait de prendre un chemin qui ne lui était apparemment pas destiné. Un beau matin, alors que le Soleil se levait, un mur s'est dressé sur ma route, pour que j'en change sans doute, mais moi, je me suis assise à cette intersection de ma vie et je suis encore là, la tête dans le creux des mains en me demandant comment j'ai pu en arriver là. Et voila qu'aujourd'hui je me sens en danger, et il y a juste une question à lancer, une réponse à attendre... A voir.
J'ai compris qu'il y a trop de profiteurs sur cette Terre, trop de gens que je n'apprécierai jamais, trop de gens que je plains parce qu'ils ont tout sans combattre quand d'autres ont encore moins d'armes que moi et s'en sorte en rasant les murs.
La nature est ainsi, on doit trouver ses marques dans cette jungle où les hommes se mettent en compétition chaque jour, où ils se déchirent et s'en prennent aux plus démunis. A cet environnement que je ne cesse de trouver hostile. Ici aussi tout était trop sécuritaire : mon monde, mes mots, ma dictature. C'est peut être aussi ça grandir, franchir la porte sur la vie...